Sophrologie et acouphènes – Sophie Varaine, sophrologue à Lyon 69006

Comment la Sophrologie Peut favoriser le soulagement?

 

Entre compréhension de l’oreille interne, rôle de la cognition et importance d’un diagnostic ORL préalable.

Mon parcours et mon engagement

Formée en 2014 par Colette Baglione, elle-même élève du                    Dr Ohresser, j’ai acquis au fil des années une expertise spécifique dans l’accompagnement des personnes atteintes d’acouphènes et d’hyperacousie.

Mon objectif : offrir un suivi complémentaire à la prise en charge médicale pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie au quotidien.


     

    L’ampleur du phénomène : données clés

    1. Prévalence des acouphènes

          • Entre 10 % et 15 % de la population française affirme ressentir des acouphènes, ponctuellement ou de manière chronique.
            Source : Journée Nationale de l’Audition (JNA), Observatoire de la Santé Auditive (2022)
          • Entre 2 % et 3 % se déclarent sévèrement impactés, subissant un retentissement important (troubles anxieux, perturbations du sommeil, difficultés de concentration…).
            Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS)(2021)

    2. Évolution et tendances

    Les consultations pour acouphènes connaissent une hausse, favorisée par :

          • L’écoute répétée de musiques à volume élevé.
          • L’exposition prolongée aux environnements bruyants.
          • Le stress et la fatigue, qui exacerbent la perception du bruit interne.
            Source : IFOP pour la JNA (2020).

    3.Impact socio-économique

          • Difficultés professionnelles : concentration, absentéisme.
            Source : Enquête IPSOS pour France Acouphènes (2019)

          • Coût pour la santé publique : consultations spécialisées (ORL, psychologues, sophrologues…), avec un impact significatif sur le système de santé.
            Source : Ministère des Solidarités et de la Santé, Rapport sur les troubles auditifs (2021)

    Comprendre l’oreille interne:    

    Trajet du son à travers l’oreille :

    Oreille externe : Le pavillon capte les sons et les guide dans le conduit auditif jusqu’au tympan.

    Tympan : Les ondes sonores font vibrer le tympan en fonction des variations de pression.

    Osselets (marteau, enclume, étrier) : Les vibrations sont transmises et amplifiées par ces trois petits os de l’oreille moyenne.

    Fenêtre ovale : L’étrier transmet les vibrations à la fenêtre ovale, qui marque l’entrée de l’oreille interne.

    Cochlée (oreille interne) : Cette structure remplie de liquide reçoit les vibrations et les transforme en mouvements du liquide interne.

    Cellules ciliées : Présentes dans la cochlée, elles convertissent ces mouvements en signaux électriques.

    Nerf auditif : Les signaux sont ensuite transmis au cerveau via ce nerf.

     La “naissance” du son:

    Le traitement cérébral

    Le cerveau, notamment le cortex auditif, analyse ces signaux, permettant la perception du son.

    La cochlée transforme les vibrations sonores en impulsions électriques. Ces signaux voyagent via le nerf auditif jusqu’au cerveau, où ils sont interprétés.

    Hyperactivité neuronale : En cas de lésion ou de manque de stimulation auditive, le cerveau peut compenser en “inventant” un son (mécanisme proche du “membre fantôme”).

    Dérèglement de la régulation auditive : Les filtres qui inhibent certains bruits peuvent cesser de fonctionner correctement, laissant passer ou amplifiant les sifflements.

    Focus cognitif: Plus l’attention se porte sur le bruit, plus il s’intensifie. L’anxiété et le stress renforcent ce phénomène, engendrant un cercle vicieux.

     

      Le rôle central de la cognition

      Le cerveau n’est pas un simple récepteur :

        • Il interprète le son et module sa perception selon l’état émotionnel.
        • Le stress ou l’anxiété peut accentuer l’intensité de l’acouphène.
        • L’appréhension d’entendre le bruit produit un effet amplificateur.
        • Comprendre ces mécanismes cognitifs aide à désamorcer le cercle vicieux et à réduire la gêne auditive.

      La sophrologie : une approche complémentaire et efficace: 

      La sophrologie associe:

        • Respiration consciente : calmer l’anxiété, libérer les tensions (épaules, mâchoire…).
        • Relaxation dynamique : mouvements doux pour favoriser l’ancrage corporel et désengorger le mental.
        • Évocations positives : détourner l’attention du bruit interne vers des images apaisantes.
        • Reconstruction cognitive : repérer et modifier les pensées négatives (ruminations, peurs…), orienter l’attention vers des ressentis plus sereins.

      Libérer le mental et l’émotionnel:

        • Réduire la charge mentale : grâce à la relaxation profonde.
        • Pacifier l’émotionnel : apprendre à accueillir et gérer les émotions inconfortables.
        • Créer de l’espace intérieur : diminuer la focalisation sur le symptôme pour restaurer un sentiment de calme.

      Un protocole adapté et évolutif:

          •  Évaluation initiale : comprendre l’histoire auditive, le mode de vie et les attentes.
          • Séances personnalisées : ajuster exercices et rythme selon la sensibilité et la progression de la personne.
          • Progression et retours : évaluer régulièrement l’évolution de la tolérance au bruit, consolider les acquis et affiner la pratique.

     Mesurer et valider les progrès :   le  Tinnitus Handicap Inventory   (THI)

    Pour objectiver l’impact des acouphènes et suivre les améliorations, le THI s’avère précieux :

          • Au début du parcours : identifier la gêne initiale.

          • À mi-parcours : mesurer les évolutions, valider l’efficacité des séances et ajuster si nécessaire.

          • En fin de parcours : confirmer les résultats obtenus et renforcer l’estime de soi.

            Cette traçabilité précise des progrès stimule la motivation et favorise une plus grande autonomie.

     Bénéfices constatés

        • Atténuation de la gêne auditive : meilleure gestion de l’attention, réduction des sifflements perçus.

        • Amélioration du sommeil et de l’humeur : les exercices de relaxation et de recentrage facilitent l’endormissement.

        • Retour à une vie sociale harmonieuse : regagner en confiance facilite la reprise d’activités et la tolérance aux environnements sonores.

        • Complémentarité avec le suivi médical : la sophrologie soutient les traitements (masqueurs, prothèses, thérapies sonores…).

        • Autonomie renforcée : chacun peut pratiquer de manière autonome et maintenir ses acquis.

    Les acouphènes et la sophrologie, une méthode douce pour les apprivoiser

    Bourdonnements entêtants, sifflements dans une oreille ou dans les deux, sensations de bruits parasites dans la tête, continus ou pulsatifs, sons aigus ou graves… Les acouphènes s’accompagnent généralement d’une diminution de l’audition et handicapent le quotidien et le bien-être des personnes qui en sont atteintes.
    Cette souffrance perturbe l’état psychologique et provoque stress et anxiété.

    La sophrologie intervient sur l’état anxieux ou émotionnel et apprend au patient acouphénique à se relaxer, malgré les bruits parasites. Il parvient ainsi à gérer les crises d’acouphènes, diminuer l’intensité des symptômes et la perception de la douleur.

    Hyperacousie et sophrologie, un accompagnement à envisager

    L’hyperacousie est une hypersensibilité aux sons et se caractérise par une intolérance aux bruits, dans un milieu sonore normal. La perception du son est vécue comme inconfortable ou désagréable, voire pénible ou douloureuse.
    Ainsi, téléphones, alarmes, pompiers, aspirateurs, chasse d’eau, robinet, grincements, claquements… deviennent insupportables et stressants pour la personne atteinte d’hyperacousie, qui a souvent tendance à se replier sur elle-même, à s’isoler socialement et à se protéger des environnements bruyants. Il y a souvent un lien entre acouphènes et hyperacousie.

    À travers des techniques de respiration et de détente musculaire, la sophrologie aide le patient hyperacousique à diminuer sa réactivité aux sons et apporte des outils pour maîtriser son stress et son anxiété face à un environnement bruyant. La personne réapprend à s’exposer aux bruits et à vivre normalement dans un environnement sonore ordinaire. Nous évoquerons en séance la réhabituation.

    Vertiges de Ménière et sophrologie, une aide précieuse pour les troubles de l'équilibre

    Ce syndrome est diagnostiqué dans le cas de vertiges invalidant la personne dans son quotidien, accompagné de signes auditifs unilatéraux : acouphènes ou surdité dans les fréquences basses. Les vertiges s’accompagnent à l’extrême de nausées, vomissements, diarrhées. Cette myriade de symptômes peut se déclencher à tout moment, et fait de cette pathologie, une maladie capricieuse.

    La pratique de la sophrologie permet de redonner un sentiment de calme intérieur et de retrouver l’équilibre du corps en position debout. La sophrologie peut aider à anticiper les crises de panique et les malaises.

    Comment la sophrologie est-elle efficace dans la prise en charge des acouphènes, l'hyperacousie, les vertiges de Ménière ?

    En agissant sur les composantes cognitives, sensorielles, émotionnelles et comportementales, l’accompagnement sophro-thérapeutique joue un rôle primordial, pour atténuer les symptômes, les douleurs et l’inconfort causés par les acouphènes, l’hyperacousie ou les vertiges.

    Votre sophrologue, spécialisée dans l’accompagnement de ces pathologies et dans la gestion des douleurs, du stress et des émotions, élabore avec vous un protocole de séances sur mesure et vous apporte les outils vous permettant progressivement de :

    • Rompre avec l’isolement social et professionnel
    • Travailler la peur d’avoir peur
    • Apprendre à défocaliser votre attention afin de vous libérer et reprendre le cours naturel de votre vie.

    Le travail consiste souvent en une préparation mentale d’habituation au bruit ou à la situation dite déclenchante, afin de ritualiser les moments à risque, et vous guider sur le chemin de l’autonomie, voire de la guérison et du mieux-être.

    Dès la première séance, au cabinet, nous effectuerons un THI (test qualifiant le niveau de handicap au quotidien de votre souffrance), ce qui nous permettra une meilleure visibilité au cours de l’accompagnement dans l’évaluation de votre évolution et donc la pertinence des outils transmis.
    Puis notre travail évoluera autour de l’axe des ressentis selon 4 variables :

    • Cognitive : réviser les croyances
    • Sensorielle : redéfinir et ouvrir le champ des ressentis
    • Émotionnelle : relâcher les tensions inutiles, transformer les cercles vicieux alimentés par le stress et l’anxiété
    • Comportementale : aborder le cercle vertueux en optant pour d’autres choix

     Foire aux questions (FAQ)

    Combien de temps pour ressentir un mieux ?
    Tout d’abord, chaque personne progresse à son rythme. Ainsi, certaines observent des améliorations rapides, tandis que d’autres ont besoin de plusieurs semaines de pratique régulière.

    La sophrologie guérit elle définitivement les acouphènes ?
    Non. En revanche, si elle ne traite pas la cause physique potentielle, la sophrologie contribue à réduire l’impact des acouphènes et à améliorer la qualité de vie.

    Dois-je arrêter mon traitement ORL ?
    Absolument pas. Au contraire, la sophrologie s’inscrit en complément d’un suivi médical ou paramédical, dans une approche globale et coordonnée.

    Les techniques sont-elles difficiles à apprendre ?
    Rassurez-vous, elles sont accessibles à tous, quel que soit le profil. Les exercices de respiration, de relaxation et de visualisation sont simples, progressifs et adaptables.

    Pourquoi utiliser le THI ?
    Avant tout, le THI permet d’objectiver l’évolution de la gêne auditive. De plus, il valide l’efficacité de l’accompagnement et renforce la motivation grâce à des résultats mesurables.

     Conclusion

    Ainsi, comprendre le fonctionnement de l’oreille interne, tout comme le rôle du mental dans l’émergence ou l’amplification des acouphènes et de l’hyperacousie, constitue une étape essentielle vers l’apaisement.
    C’est pourquoi mon accompagnement en sophrologie, nourri par des années de pratique et de formation, propose une approche globale et personnalisée. Enfin, associé à un suivi médical et à un outil d’évaluation tel que le THI, cet accompagnement ouvre la voie vers un mieux-être durable.

    Sophie Varaine
    Sophrologue & Hypnothérapeute — Accompagnement spécialisé pour soulager et apaiser les troubles auditifs.

    Découvrez les derniers articles